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Tome second.
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392 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

Terron, en faisant de nombretises stations dans lescabarets, se gorgeant d’eau-de-vie et proférant contreVoncq les plus horribles menaces.

Vers huit heures du matin, un hussard, faisant partiede l’escadron qui s’était dirigé vers Attigny, arrive prèsdu pont de Yoncq, et, le voyant coupé, se borne àdécharger sa carabine vers la rive opposée. À peu prèsau même moment, un autre hussard, venant de Terron,apparaît tout à coup près de la maison Dubal sur laplace de Yoncq, où se trouvaient réunis les soldats fran-çais et un certain nombre d’habitants. L’éclaireurdécharge sa carabine sur le groupe en question sansatteindre personne; un zouave riposte, mais sans succès,par un coup de chassepot; le hussard bat en retraite.

Épouvantés de ce qui va se passer, les femmes, lesenfants, les vieillards prennent la fuite et se dirigentvers les bois ou dans les vignes du côté de Terron.

Sur ces entrefaites, les Prussiens prennent leurs dis-positions pour enlever le village. Un escadron y péné-trera de front, tandis que l’autre essayera de letourner par le versant de Terron. Yers neuf heures etdemie, un peloton de trente cavaliers environ débouchesur la place ; quelques coups de fusil partent des mai-sons occupées par les soldats français . Cette fusilladen’a d’autre effet que d’effrayer les chevaux; l’un d’euxs’abat avec son cavalier, dont la jambe est contusionnée.On relève cet homme et on le dépose devant la porte dela maison de M. Verrier, major de cavalerie en retraite.Au même instant, la trompeLte se fait entendre; uR