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Tome second.
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39* CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

main. Pour activer l’incendie, ils emploient ïessence depétrole. C’est ainsi que le feu est mis au pignon en boistrès sec de la maison du sieur Poncelet, d’où il se com-munique à la charpente de la nef de l’église, dont leclocher n’a été sauvé que par miracle, et parce que levent chassait les flammes vers l’abside de l’édifice. Ladernière maison incendiée, vers deux heures et demiede l’après-midi, paraît avoir été celle de M. Duhal, oùla veille, dans la matinée, était placé le quartier généraldu 1 er corps français .

Pendant que le premier escadron promène la torcheincendiaire dans les rues de l’infortuné village, lesecond escadron poursuit (dix heures du matin) dansles vignes du versant de Terron (lieu dit la Grande-Fâche) les malheureux habitants qui s’y étaient ré-fugiés.

Là se trouvait, avec sa belle-fille et son petit-fils âgede douze ans, le sieur Lebée (Jean-Pierre), vieillardrespectable et tout à fait inoffensif, âgé de soixante-dix-huit ans ; des hussards se précipitent sur eux ; en vain lestrois malheureux demandent grâce à genoux; le pauvreLebée est massacré sans pitié par ses féroces ennemis-

Les jeunes époux Fournier-Lebas, qui s’enfuyaientvers Terron, leur résidence habituelle, s’étaient égale-ment cachés dans les vignes. Un hussard se dirige verseux et lâchement tire un coup de carabine sur Four-nier, qui est blessé au bras. Folle de désespoir, la jeunefemme (vingt et un ans) se précipite au-devant de sonmari, lui fait de son corps un rempart et offre à l aS