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Tome second.
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GUERRE DE 1870-1871.

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matin à quatre heures, nous avons combattu jusqu’àsix heures du soir. Vainement nous avons fait d’éner-giques efforts pour percer la ligne de feu qui nousentourait ; nous avons été refoulés dans la petite placede Sedan , où hommes, chevaux et voitures sont entassésdans un désordre indescriptible. L’ennemi occupe lesbarrières de la ville, ses canons sont braqués sur lesétroites avenues qui y conduisent et sur les hauteurs quidominent, bon nombre d’hommes et de chevaux ontété tués dans les rues de la ville ; le désordre a prisdes proportions désastreuses, et enfin, à l’heure qu’ilest, nous sommes prisonniers de guerre ! Comprends-tutoute l’horreur de cette situation?

L’Empereur a remis son épée au roi de Prusse et estaujourd’hui dans son camp. Pauvre armée, pauvreFrance !

Ton fidèle ami désespéré.

A un ami.

.Le 30, j’avais passé la Meuse à Remilly très len-tement et très péniblement, parce que rien n’avait étépréparé pour faciliter ce passage; mais enfin j’étaispassé. J’avais l’ordre de me rendre à Carignan, pouréviter l’encombrement. Je me suis dirigé avec deuxdivisions (Pellé et Lartigues) par la plaine, pour passerle Chiers au pont de Tétaigne.

Les deux autres divisions (Wolf et L’IIériller) de-

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ii.