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Tome second.
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418
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418 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

Bientôt le général Ducrot, après avoir fait avec l’ar-tillerie et l’infanterie qu’on lui amenait successivementles plus héroïques efforts pour conserver le plateaud’Illy, se décida à faire agir de nouveau la cava-lerie.

Il envoya le capitaine Faverot au général de Galliffet pour lui ordonner de charger encore une fois. Legénéral de Galliffet fit observer que cet ordre ne pou-vait s’exécuter où il était, à cause du terrain. Il avait eneffet, alors, en avant de son front, à moitié chemin del’ennemi, des carrières infranchissables qu’il alla rapi-dement reconnaître avec cet officier.

Le général Ducrot, aussitôt prévenu par le capitaineFaverot, le renvoya au général de Galliffet pour luiindiquer sur sa droite un emplacement plus favorable.Accourant bientôt lui-méme, il s’écria : « Encore uneffort, mon cher général ! Si tout est perdu, que ce soitpour l’honneur des armes ! » Le général de Galliffetrépondit : « Tant que vous voudrez, mon général, tantqu’il en restera un ! »

Le général Ducrot, mettant l’épée à la main, seplaça alors avec son état-major devant les escadrons dedroite, pendant que le général de Galliffet ébranlait sesrégiments au galop pour les lancer sur l’ennemi, etcette cavalerie légendaire chargea encore une fois àfond sans pouvoir même conserver l’espérance de voirle succès couronner son sublime sacrifice.

Le roi Guillaume fut saisi d’admiration à la vue deces hommes qui se vouaient à une mort certaine pour