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Tome second.
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432 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

d’état-major se présentait, avec tout le personnel quim’accompagnait, chez le commandant de la place etlivrait les chevaux et les voitures appartenant à l’État.

A une heure un quart, je me rendis avec tout monétat-major ù la gare du chemin de fer déjà entourée depostes et de nombreuses sentinelles. Pendant que nousattendions dans la cour de la station, on faisait chargerles armes, en notre présence, au peloton de garde, con-formément aux usages de la guerre. Peu d’instants après,nous rentrions sur le quai de la voie et faisions transpor-ter nos bagages devant le wagon destiné à les recevoir.

A ce moment, M. le capitaine de Gaston remit àl’officier chargé de l’embarquement le sauf-conduitdont il était porteur, lui fit constater ma présence,celle de tout le personnel qui m’entourait, et nous cher-châmes à entrer dans un des wagons du train qui allaitpartir. Mais tous étaient remplis par des officiers et dessoldats prisonniers, arrivés avant nous. Je me présentaialors à l’officier chargé de l’embarquement, lui fisobserver que nous ne pouvions trouver place dans le train,et qu’il était nécessaire de faire ajouter des voitures. Ilme répondit que la chose n’était pas possible, le trainétant déjà trop long; mais qu’il en serait formé un autreultérieurement dans lequel nous trouverions place.

J’entre dans ces détails minutieux pour bien consta-ter que j’ai rempli scrupuleusement l’engagement d’hon-neur que j’avais pris de me reconstituer prisonnier aujour et à l’heure fixés; que c’est à partir de ce moment,c’est-à-dire après avoir repris avec mon état-major le