STATION CENTRALE
D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
DE
NEUCHATEL
Le canton de Neuchâtel offre peu de chutes hydrauliques. Une seule ri-vière de quelque importance le traverse, la Reuse, ou l’Areuse , dont le débità l’étiage moyen est d’environ 1500 litres à la seconde. Cette rivière prendsa source au fond du Val-de-Travers , à Saint-Sulpice, fait une chute de quel-ques mètres pour atteindre une plaine étroite qui remplit le fond de la valléequi fut jadis un lac, puis de la sortie de la plaine jusqu’au lac tombe de•290 mètres en traversant les pittoresques gorges qui font le charme de cettepartie du canton.
Depuis peu d’années cette chute est entièrement concédée, et contribueà l’activité industrielle bien loin à la ronde. Les communes du Val-de-Tra-vers (Fleurier , Couvet , Travers et Noiraigue) ont en commun le premiertron-çon, avec une chute de 17 mètres ; puis la commune de La Chaux-de-Fonds un second, avec 52 y 2 mètres, qu’elle utilise pour élever de l’eau de sourceà 500 mètres d’un seul jet. Le troisième tronçon de 91 mètres de chute ap-partient à trois communes : celles de La Chaux-de-Fonds et Le Locle qui uti-lisent leur part (70 %) pour une distribution d’électricité à courant continuen série dont la tension maximale est actuellement de 6000 volts, et celle deNeuchâtel qui vient d’installer deux groupes de pompes centrifuges élevantdes eaux de source à 87 mètres de hauteur.
Le tronçon d’aval, de 56 mètres de chute utile, appartient à Neuchâtel seul, et nous allons en décrire ici l’utilisation. Un dernier tronçon reste,qui pourrait donner une chute utile d’environ 9 mètres ; mais il n'est pasencore utilisé. De là jusqu’au lac quelques moulins et usines diverses em-
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