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ploient encore les dernières petites chutes. Mentionnons parmi ces usinesla fabrique de câbles électriques de Cortaillod , dont les produits ont uneréputation bien méritée.
TRAVAUX HYDRAULIQUES
Le barrage en rivière est exécuté tout entier en granit. Il a soulevé leniveau de la rivière de 1 mètre environ. Sa cote est 530,80 au-dessus de lamer (le lac de Neuchâtel est à 432). Appuyé des deux côtés sur des massifsimportants de rocher il a un aspect de solidité qui satisfait l’œil. A quelquesmètres en amont est l’usine des trois communes.
La prise d’eau est d’un type souvent employé dans la région, et quiconsiste en un canal à forte pente, parallèle au cours d’eau, et séparé de luipar un rideau de planches ne laissant dans le bas qu’un faible intervallepour le passage de l’eau. Ce canal après avoir franchi un petit tunnel estsuivi d’un trop-plein, après lequel viennent la grille et les vannes de ferme-ture et de vidange. De là le canal est entièrement en tunnel longeant le flancdu coteau. Sa section est prévue pour un débit de 5 m 3 d’eau par seconde,sa pente de 1 °% 0 , et sa longueur de 1600 mètres. La dimension du tunnelpeut sembler exagérée, puisque le débit de la rivière peut descendre enétiage extraordinaire à 1150 litres seulement ; mais précisément alors le ca-nal forme un réservoir dont la capacité peut intervenir utilement pour four-nir l’énergie nécessaire pour le service de la lumière. Grâce à cet appoint,l’accumulation d’énergie hydraulique suffira sans doute pendant un certainnombre d’années. Il faut, en elïet, pour la marche de l’usine avec 4 ma-chines (1200 H P) 2100 litres à la seconde ; mais on sait combien durepeu la charge maxima avec un service d’éclairage, et par conséquent quellefaible accumulation d’eau peut suffire à la vaincre. Lorsque le canal ne seraplus un appoint suffisant comme réservoir, on pourra ou créer un barrageen rivière en aval de l’actuel, ou plus simplement continuer le canal en pa-lier et lui donner le supplément de capacité limité au nécessaire.
A la sortie du canal-tunnel se trouve le sas de distribution avec trop-plein, d’où partent deux canalisations métalliques de 1,20 mètre de diamètre.Chaque tuyau est calculé pour débiter 1750 litres par seconde. Les deuxtuyaux aboutissent à une tuyauterie de distribution munie de quatre vanneset cinq tubulures pour cinq turbines.
Pour arriver à l’usine, on descend à la station de Boudry ; de là il y a20 minutes de marche par une jolie route qui cotoie la rivière et franchitun bec de rocher par un tunnel de pittoresque effet.