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habilement percées, ses quais, ses ponts ? N’a-t-elle pasà montrer l’organisme, pourrait-on dire, de la grandeville, comment procède son édilité, par quelle suited’efforts et de travaux accumulés sont obtenus cesrésultats, conséquences de labeurs persistants, suivisavec un esprit de méthode ?
Nous qui vivons au sein de la cité, qui connais-sons les nombreux rouages de ce grand organisme,qui sommes à même d’en signaler et d’en corrigerles imperfections, autant qu’il dépend des ressourcesmises à notre disposition, nous sommes bien plusfrappés par tout ce qui nous manque encore que parles résultats déjà obtenus ; nous devons même sanscesse répéter ce mot : « Il n’y a rien de fait, tant qu’ilreste quelque chose à faire. » Mais ce sentiment quinous porte et doit nous porter à améliorer chaquejour la situation morale et matérielle de la ville deParis, ne saurait être partagé par les étrangers quiviennent la visiter.
Ceux-ci ne peuvent juger que par comparaison. Or,il n’est pas une capitale qui présente au même degrétous les éléments propres à en rendre le séjouragréable. Par la variété de ses aspects, par la physio-nomie propre à chacune de ses grandes divisions, parla facilité donnée à tous les genres d’existence, Parisa pour l’étranger un attrait dont il nous est difficiled’apprécier la valeur, à nous qui jouissons incons-ciemment de ces biens.
Mais aussi l’étranger est assez disposé à croire que cesbiens sont une faveur toute spéciale, due au climat, à