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la situation géographique, à des causes inappréciables,à un hasard heureux, si l’on veut. Il ne peut savoirpar quelle suite de longs efforts cette ville est arri-vée à être, à la fois, et la capitale du travail et lacapitale des plaisirs, des distractions intellectuelleset des satisfactions matérielles.
Aussi est-il disposé à admettre que Paris est unesorte de terre d’élection, favorisée du sort, mais quele Parisien, trop heureux d’être né sur ce point duglobe, tout en profitant de ses avantages, n’a fait quepeu de choses pour les obtenir. Il n’est pas besoinde rappeler ici les sentiments d’envie, pour ne pasdire plus, qui se sont manifestés à l’endroit de nosconcitoyens, de la part de quelques-uns de nosvoisins.
Ges sentiments ne se seraient pas manifestés, ouse seraient exprimés sous une forme plus réservée, si onavait pu apprécier le caractère particulier à la villede Paris, si on avait pu connaître la persistance dansle travail qui constitue le point capital de ce carac-tère : car si chacun éprouve un sentiment d’enviecontre le privilège, chacun aussi ne peut montrerque du respect pour le résultat du travail.
En 1867, l’Administration de la Ville de Paris neparticipa pas à l’Exposition et se contenta d’éblouirles étrangers par les résultats acquis, sans les inviterà se rendre compte des moyens à l’aide desquels cesrésultats étaient obtenus.
Elle eut tort, certainement. Satisfaite de donner unehospitalité splendide à tant de visiteurs, de les éton-