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constaté la présence de l’homme primitif dans le bassinde Paris et recueilli les vestiges de sa grossière industrie.C’est une œuvre mixte, qui touche en même temps auxsciences naturelles et aux sciences historiques, mais quise rattache plus étroitement aux études de topographieancienne que la Ville encourage, et qui doivent toujoursprécéder les investigations historiques proprement dites.L’étude géologique et anthropologique du bassin parisienest en réalité la préface lointaine de la Topographie his-torique du vieux Paris.
Ce travail, dont la valeur scientifique est incontestable,a ouvert à M. Belgrand les portes de l’Institut ; c’est lepoint de départ d’une série d’études hydrologiques, quel’éminent ingénieur a continuées depuis et qui lui ontvalu l’estime du monde savant. Une mort prématurée estvenue fatalement les interrompre; mais les collaborateursde M. Belgrand se font un devoir de poursuivre des tra-vaux ou la science de l’érudit s’allie si heureusement autalent et à l’expérience de l’homme pratique..
Le Bassin parisien se compose d’un volume de texte,d’un volume de planches paléontologiques et d’un porte-feuille de coupes géologiques. L’avant-propos a été écritpar M. Tisserand, et certains appendices ont pour auteursMM. Boujou et Bourguignat.
III. — TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS,par feu Adolphe Berty, continuée, par MM. Legrand,L.-M. Tisserand et Th. Vacquer. (Bégions du Louvre, desTuileries, du Bourg Saint-Germain) (3 vol. et 5 feuillesde plan restitués.)
C’est ici l’entreprise la plus considérable du Servicehistorique, et la pierre angulaire de l’édifice qu’il s’efforcedelever. Quelques explications feront comprendre l’im-portance qu’il y attache.