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VIII. — LES JETONS DE L'ÉCHEVINAGE PARISIEN,Documents pour servir à une histoire métallique du Bureau dela Ville et de diverses institutions parisiennes , recueillispar feu A. d’Affry de la Monnoye, avec une table analy-tique et deux séries de pièces justificatives réunies , coordon-nées et annotées par le Service historique de la Ville deParis (4 vol.).
Cet ouvrage présente l’histoire de Paris sous un aspectassez voisin de celui que nous venons d’indiquer. Lanumismatique est proche parente de l’héraldique : lesjetons procèdent des sceaux ; ils ont seulement quelquechose de plus individuel et offrent ainsi un caractèremixte. Tandis qu’un côté de la pièce métallique montrel’effigie du roi ou une vue de Paris, l’écusson nationalou les armoiries municipales, l’autre côté fait voir leblason ou la devise propre du magistrat qui l’a frappée,rappelle sommairement ses actes, les rattache aux faitsgénéraux de notre histoire et ajoute aux documentsécrits toutes les indications que le bronze peut transmettre.
Les historiens et les archéologues ont en grande estimece petit monument commémoratif qu’on appelle une mon-naie, une médaille ou un jeton. Les indications qu’il four-nit sont brèves, mais sûres; elles traversent les âges etsurvivent à la perte de presque tous les autres documents.Que de lacunes historiques ont put être comblées à l’aidede quelques pièces métalliques !
Dans l’ordre municipal, l’utilité des médailles et desjetons est moins grande peut-être; cependant il y a làun très-intéressant et très-curieux complément des piècesécrites, et les historiens de Paris auraient tort de le négli-ger. Avec les seuls jetons dont on a reproduit les em-preintes, il serait possible de reconstituer, à défaut d’autresdocuments, la série des magistrats municipaux et de