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raconter, à grands traits, les actes de leur gestion. Lelivre de M. D’Affry est, d’ailleurs, la résultante de touteune vie d’études; c’est le médailler municipal expliqué etcommenté, après avoir été laborieusement reconstituépar quarante années de recherches.
IX. — LE LIVRE DES MÉTIERS,
Recueil des statuts des métiers parisiens au xm e siele, colli-gés par Etienne Boileau, prévôt de Paris ; édition présen-tant les variantes et les pages caractéristiques des diversmanuscrits, avec une introduction historique par M. R. deLespinasse, et un Glossaire par M. Ronnardot, archivistespaléographes. (1 vol.)
Li Establissemens de Paris sont un document des plusprécieux pour l’histoire de la population parisienne, deses mœurs, de ses usages, de son travail, de son indus-trie, de son commerce, en un mot de sa vie intime aumoyen âge. Feu Depping en a donné une édition esti-mable, mais insuffisante au double point de vue de lacorrection des textes et de l’explication des mots. Celleque la Ville publie a été soumise à une critique sévère;toutes les variantes des manuscrits existants y sontsoigneusement relevées ; un glossaire complet et une intro-duction historique fort étendue permettent de pénétreraussi avant que possible dans l’esprit et dans la lettrede ce curieux document. Avec les censiers et les livres dela taille, rien n’est plus propre à transporter le lecteurdans un milieu social si différent du nôtre et si impar-faitement connu, malgré les nombreux travaux dont ilest journellement l’objet.
Le Livre des métiers sera peut-être le point de départd’une série de publications sur les métiers de Taris, aupoint de vue de la réglementation publique. Cette série,