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qui pourrait être conduite jusqu’à la fin du siècle dernier,constituerait une histoire du travail parisien pendanttoute la durée du régime corporatif. Elle prendrait finen 1776, époque où ce régime disparut par le fait de lasuppression des maîtrises et des jurandes.
Un savant, dont le nom fait autorité, M. Douët d’Arcq,auquel on doit l’idée première de cette collection, arecueilli, pour cette continuation, de nombreux élémentsqui n’attendent plus qu’une mise en œuvre.
X. — OUVRAGES EN PRÉPARATION.
Parmi les nombreux projets de travaux qui ont duêtre écartés après 1871, il en est deux que l’on s’est décidéà reprendre, avec de nouveaux travailleurs, et qui pro-mettent de prochains et sérieux résultats. La première deces entreprises, qui est confiée aux soins de M. Robertde Lasteyrie, archiviste aux Archives nationales, a pourobjet la publication d’un Cartulaire général de Paris, vasterecueil de documents transcrits sur les originaux mêmeset reproduits soit partiellement, soit in extenso, selon leurimportance, avec tous les éclaircissements qu’ils compor-tent. Ces documents sont les véritables sources de l’histoirede Paris; quelques-uns ont déjà été publiés; la plupartsont encore inédits, et leur réunion en deux ou troisvolumes constituera une collection des plus précieuses.
La seconde publication, préparée par MM. de Gaulle etfeu Mabille, est continuée par M. Cocheris, le savantéditeur de l’abbé Lebeuf. Elle a pour objet la rédactiond’un Epitaphier général de Paris, relevé de toutes les ins-criptions funéraires ayant existé dans les églises, cha-pelles, cimetières et charniers de la capitale. Ce travail,qui comprendra plusieurs volumes, complétera dans unecertaine mesure la Topographie historique du Vieux-Paris :après avoir restitué le parcellaire de la ville ancienne et
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