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ministration de la Ville de Paris se préoccupait desmoyens de supprimer les dépenses ou les inconvénientsque produisait, pour la consommation des habitants, l’o-bligation de faire passer par les marchés de Sceaux ou dePoissy l’approvisionnement des bestiaux dans Paris.
En 1851, une Commission législative, chargée d’étudierla question, procéda à une enquête et émit le vœu qu’unmarché aux bestiaux fut créé dans l’intérieur de Paris,tant pour éviter aux bouchers des frais et des pertes detemps inutiles, que pour permettre aux éleveurs de pro-vince de se mettre directement en rapport avec le com-merce parisien. Toutefois, ce ne fut qu’en 1859 queparut le décret autorisant l’acquisition des terrainsnécessaires à la construction du Marché aux bestiaux etde l’Abattoir général à la Villette.
Afin de compléter l’ensemble de ces nouveaux éta-blissements, le 26 juillet 1864, une convention fut passéeentre l’Administration de la Ville de Paris et le Syndicatdu chemin de fer de ceinture pour l’installation, sur unesurface de terrain longeant la route militaire, d’un em-branchement de voies ferrées reliant l’Abattoir et leMarché au chemin de fer de ceinture.
Le 19 octobre suivant, un autre décret fut rendu pourl’acquisition des terrains de cet embranchement.
Au mois d’avril 1865, les travaux commencèrent, et le21 octobre 1867 le Marché aux bestiaux, ainsi que le cheminde fer, fut livré au commerce. Cette exploitation eut poureffet de supprimer les marchés de Sceaux, des Bernar-dins ou Halle-aux-Veaux et celui de la Chapelle; quant àcelui de Poissy situé dans le département de Seine-et-Oiseet qui n’appartenait pas à la Ville de Paris, il subsista,mais aujourd’hui les producteurs ne l’alimentant pas suffisam ;ment, ce marché a été forcément abandonné des acheteurs.