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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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A ce moment aussi, on modifie le profil en travers desvoies publiques, qui se compose désormais d’une chaus-sée et de 2 trottoirs.

Cependant, malgré ces utiles travaux, Paris n’est pointsuffisamment desservi.

Au Nord, les rues Saint-Martin et Saint-Denis , sièged’un commerce très-actif, sont beaucoup trop étroites enarrivant vers le centre.

Au Midi, les rues de la Harpe et Saint-Jacques sonttellement resserrées qu’il y a danger quand deux voituress’y croisent.

A l’Est, la rue Saint-Antoine prend des proportionsde plus en plus petites à mesure qu’elle se rapproche del’Hôtel-de-Ville.

Il en est de même à l’Ouest, où la rue Saint-Honorés’arrête à la hauteur des Halles, et où la rue de Rivoli est interrompue près du Louvre.

Mais, à partir de l’établissement des voies ferrées etdes grandes gares, la situation devient intolérable.

Les voyageurs et les marchandises venus de toutes partsaffluent dans la cité.

Il ne s’agit plus d’y exécuter des améliorations par-tielles, mais d’y ouvrir de larges voies qui la traversenten tous sens et de part en part, afin que le mouvementcommercial si considérablement accru s’y fasse avec éco-nomie, rapidité et sécurité.

A partir de cette époque, les rues de Paris sont établies,suivant l’importance de leur situation, d’après un certainnombre de types, savoir : les rues ordinaires à 12 mè-tres de largeur ; les voies de 15 à 20 mètres ; les avenuesde 30 à 30 mètres. Quelques voies même, telles que lesanciens boulevards extérieurs conservent une largeurmoyenne de 40 mètres et enfin, l’avenue du Bois de Bou-