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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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Les prix ci-dessus sont ceux que la Ville a dû payerdans ces derniers temps, sauf l’application de quelquesrabais pour certaines provenances : ces prix dépassent unpeu ceux des temps ordinaires, et ont été haussés notam-ment par l’exécution simultanée de grandes opérations devoirie à Paris et de plusieurs lignes de tramways, soit àParis, soit dans le département de la Seine ou les dépar-tements voisins. Cette hausse, un peu artificielle, ne seraprobablement que momentanée.

Le bon grès d’Yvette est considéré comme donnant lesmeilleurs pavés, car il est suffisamment résistant, se tailletrès-bien, n’est pas glissant et peut, par suite, s’employerpartout.

Le grès de l’Aisne jouit des mêmes qualités, est un peuplus dur, mais se taille moins bien. Les grès quartzitesde la Manche, de la Mayenne , etc., sont très-résistants,mais deviendraient glissants s’ils étaient employés sur despentes un peu fortes. L’arkose d’Autun est très-dur etpeu glissant ; de même pour les grès des Vosges. Lesgrès belges sont d’une réception difficile, parce qu’ilssont souvent calcaires et quelquefois cassants; cependantils ont été d’un secours sérieux pour l’approvisionnementde la Ville. Le porphyre de Quéuaast se taille presquesuivant des formes géométriques, est très-dur, n’absorbepas l’eau et formerait un pavage à peu près parfait s’iln’était glissant. On ne l’emploie maintenant que dans lescaniveaux ou sur les accotements bordés d’empierrement,et par suite recouverts d'une petite couche de sable très-tenu qui les rend moins glissants.

Nous ne parlerons pas des pavages en bois qui jusqu’icin’ont pas bien réussi sur les chaussées à lourde circu-lation, non plus que de l’asphalte qui n’entre pas dansnotre sujet.