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2° MATÉRIAUX D’EMPIERREMENT
On emploie à Paris 1° le caillou ou gros gravier, qui estroulant, friable, s’écrase sous les lourdes charges, maispeut faire des chaussées très-unies à la condition d’êtretrès-arrosé en été et de ne supporter que des voitureslégères. On empierre en caillou non seulement leschaussées peu importantes, mais aussi les Champs-Elysées .
2° La meulière cassée qui est beaucoup plus résistante quele silex ; elle a un défaut assez sérieux dans l’intérieurd’une ville comme Paris , c’est que provenant de terrainsargileux elle s’attache aux roues et devient très-boueuseau moment des dégels, des brouillards et des petites pluies :la meulière coûte de 16 à 18 francs le mètre cube suivantle rabais des diverses entreprises d’entretien.
3° Enfin, le porphyre de Voutré (Mayenne ) qui est très-dur, produit peu de boue et est de beaucoup la meilleure[lierre de macadam quoiqu’il coûte 26 francs le mètrecube et qu’il demande plus de frais de cylindrage que lameulière : c’est le porphyre qu’on emploie sur les chaus-sées à très-grande circulation, comme celles des boule-vards.
Ces trois espèces de matériaux sont seules d’un usagegénéral : on va cependant essayer des grès de la vallée dela Sambre qui reviendraient à Paris à 24 ou 22 francs lemètre cube et paraissent devoir donner de bons résultats,