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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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III. - ÉCLAIRAGE

Voir au numéro 519 du catalogue la collection des divers appareilsd’éclairage employés par ie service des promenades et plantations. —Photographies en album et spécimens dans des eadres

On ne trouve pas trace d’un éclairage public, à Paris ,avant le xiv e siècle. Au mois de janvier ^tS seulement,Philippe V rendit, à Vincennes , une ordonnance enjoi-gnant au greffier du Châtelet de veiller à ce qu’une chan-delle fût entretenue, pendant la nuit, auprès de la portedu palais de ce tribunal, afin de déjouer les entreprisesdes malfaiteurs, qui se perpétraient jusque sur la placealors la plus fréquentée de la capitale (1).

Plus de deux cents ans après, un arrêt du Parlementdu 29 août 1558 prescrit de placer des falots allumés aucoin de chaque rue au moins, mais uniquement pendantl’hiver, et de dix heures du soir à 4 heures du matin ;deux mois après, on substitua des lanternes aux falots.La dépense devait être supportée par les riverains. Mais

(1) Pour s'expliquer comment, à une époque aussi avancée de notre his-toire, la capitale était dépourvue d'éclairage public, il faut se rappeler queles habitudes de nos pères différaient notablement des nôtres, en ce quiconcerne l'emploi du temps à partir de l’arrivée de la nuit. Le couvre-feusonnait de bonne heure et invitait la population à rentrer au logis pour yprendre repos et sommeil. Par contre, on était très-matinal; les archivesdu Parlement de Paris apprennent que la Cour faisait des visites de lieux à6 et même à 4 heures du matin. Les heures des repas n’étaient pas nonplus les mêmes que de nos jours. Au xvir siècle, on signalait commeune chose fâcheuse l’usage qui s’établit alors de retarder de 4 à 5 heuresdn soir le montent du souper, afin de pouvoir aller, aussitôt après, à lacomédie. »