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le produit de 10 0/0 au delà duquel les bénéfices devaientêtre partagés entre la Ville et la Compagnie, serait établipar rapport à ce capital nouveau, au lieu du capital pri-mitif de 55 millious.
En compensation de ces avantages accordés à la Com-pagnie, la Ville était assurée de réaliser une augmentationde ses revenus par suite de la perception des droitsd’octroi sur le gaz consommé dans les territoires annexés;elle obtenait encore d’autres avantages au point de vuedu fonctionnement du service, notamment par le drai-nage des conduites de gaz, en vue de la conservation desplantations, et par l’amélioration du pouvoir éclairant dugaz, que des procédés scientifiques nouveaux, aujourd’huiimités dans toute l’Europe, permettaient de mesurer avecune parfaite exactitude.
Le nouveau traité, cependant, n’obligeait la Compagnieà étendre sa canalisation que sur un développement de182 kilomètres, et cela dans une période de dix années.
Telle était la situation au commencement de l’année1869. A ce moment l’Administration se trouvait en pré-sence de sérieuse difficultés avec la Compagnie Parisienne,relativement à la perception du droit d’octroi de 2 cen-times sur le gaz consommé. D’autre part, le développementdu nouveau réseau de canalisation, dans la zone annexée,était devenu insuffisant, et les habitants de ces territoiresréclamaient instamment l’éclairage au gaz dans un grandnombre de voies qui en étaient dépourvues.
Enfin, la situation financière delà Ville et les embarrasmomentanés occasionnés par la liquidation des grandesentreprises qu’elle avait exécutées, lui faisait désirer d’a-vancer le moment du partage des bénéfices avec la Com-pagnie, qui ne devait avoir lieu qu’à partir de 1872, etqui, s’il eût été appliqué en 1869, eût donné, dès cette