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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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« La réunion de ces 90 000 mètres cubes aux 410 000 mètresque j’ai supposés devoir former la dotation des services publics,donne un total de 2 00 000 mètres pour l'ensemble de la distri-bution normale de Paris . On n’évalue pas plus haut l’appro-visionnement de Londres , qui embrasse une surface sixfois aussi grande, et qui contient une population deuxfois et demie aussi nombreuse. Il est vrai que les servicespublics n’ont pas à Londres la même organisation ni sur-tout le même développement qu’à Paris ; mais on tientgénéralement que les services privés y sont assurés dela maniéré la plus complète.

« Dans ma pensée, en raison même de l'importance que les.premiers ont pris chez nous, il conviendrait d’y affecter unedistribution spéciale et d’organiser séparément les autres.

« L’indépendance réciproque des deux catégories de ser-vices ferait disparaître l’un des plus graves inconvénientsdu régime actuel. A la vérité, elles ne pourraient plus sefaire d’emprunts alternatifs; mais, en revanche, l’ouverturedes bornes-fontaines ne suspendrait plus, à de certainesheures, l’écoulement de l’eau dans l'intérieur des habitations,et la consommation considérable et simultanée des par-ticuliers, dans les temps de sécheresse, ne porterait aucunpréjudice à l’arrosage des rues et à l’alimentation desfontaines monumentales.

« Si la Ville de Paris jugeait à propos de concéder à uneCompagnie l’exploitation des services privés, rien ne seraitplus facile que d’aliéner, pour un temps, leur système spèciald’appareils, et de conserver la disposition entière de ceuxdestinés aux services publics. Cet arrangement préviendraittous les embarras qu’on peut appréhender, à juste raison,d’un emploi des eaux fait en commun. Aucune réclama-tion des particuliers ne se dirigerait vers la Ville; aucuneplainte du public ne s’adresserait à la Compagnie ; aucun