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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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dus dans un bail général avec les produits des domaines,moulins et étangs de Valois , affermés a la somme totalede 50 000 livres par an. Le fermier devait, en outre, ser-vir les rentes de 1 800 livres dues aux seigneurs et four-nir, par an, 600 livres pour l’entretien de la rivière.Cette somme ayant été reconnue insuffisante, cet entre-tien fut affermé à partir de 4711, pendant 48 années, àtrois fermiers successifs, moyennant 2 100, 2 200 et 2 000livres par an ; on déduisait de ces sommes les 600 livrespayées par le fermier des perceptions, de sorte que leduc d’Orléans n’avait à payer, pour l’entretien annuelde la rivière, que 1 500, 1 600 et 1 400 livres.

A la mort du Régent, on fit la liquidation de sa for-tune, et l’état de la rivière d’Ourcq fut constaté par unagent de la famille, nommé M. de Cramail. Il reconnutque, depuis l’entrée en jouissance de la famille, onn’avait pas fait d’ouvrages nouveaux, que la rivière étaitsoutenue par 22 portes (1), que la navigation n’avaitpas été interrompue pendant plusieurs années et se sou-tiendrait dans cet état par de petits travaux. J’ai ditailleurs que, de 1660 à 1737, une longue sécheresse avaitrégné dans toute l’étendue du bassin de la Seine ; la rivièred’Ourcq n’avait donc pas subi l’effet des grandes pluieset des crues des années humides, et c’est à cela qu’on doitattribuer la facilité de son entretien.

Grosses réparations en 4750. — Mais à partir de 1738,le xvm e siècle devint excessivement humide ; l’entre-tien de la rivière d’Ourcq se ressentit des grandes cruesqui furent générales, et, en 1748, un ingénieur très-dis-tingué, de Regemortes, directeur des canaux d’Orléans et du Loing , eut mission de visiter les travaux de cette

(1 ) Ces vingt-deux portes formaient onze écluses à sas.