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depuis Roi des Français, rentra en possession de la rivièred’Ourcq canalisée. Mais cette rivière se trouvait alorscoupée en deux par le canal de l’Ourcq, propriété de la"Ville de Paris; ce canal était complètement terminéen 1822, et il s’agissait de le mettre en service. Lanavigation de la partie inférieure de la rivière d’Ourcqse trouvait ainsi complètement supprimée, puisque lecanal devait dériver toute l’eau de la rivière. Le Princefit donc opposition à la dérivation de l’Ourcq. Cetteaffaire délicate se termina, le 24 avril 1824, par unetransaction. Le Prince renonça à tous ses droits moyen-nant une rente annuelle et perpétuelle de 30 000 francsqui lui fut desservie par la Ville de Paris.
Dans les dernières années du premier empire, lesbateaux de la rivière d’Ourcq canalisée avaient 13 pieds(4 m ,22) de largeur et 90 pieds (29 m ,33) de longueur.Iis transportaient environ 30 cordes de bois ou 72 ton-nes (1). Ils voyageaient par convois, sans doute pourfranchir les portereaux ou pertuis. Il n’y avait qu’undépart par jour, à 7 heures du matin, au pertuis deMosloy. La décharge se faisait à l’arrivée en Marne, surles grands bateaux de cette rivière. Les bateaux del’Ourcq remontaient toujours vides.
Ainsi se termina la concession de la rivière d’Ourcqfaite par Louis XIV à la famille d’Orléans.
DÉRIVATION DE LA RIVIÈRE D’OURCQJUSQU’A PARIS.
Projet de Piquet et de de Mance. — Ce projet était unetrès-grande et très-utile opération : Pierre-Paul Riquet,
(1) Rapport des inspecteurs généraux des Ponts et Chaussées. 25 avril
1816.