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En 1717, sa veuve s’adressa au régent pour obtenirl’autorisation de continuer les travaux, mais cette dé-marche n’eut aucune suite,
Projet de AI. Brullée. Il ne fut plus question du canalde l’Ourcq jusque vers la fin du xvm e siècle. Le 21 dé-cembre 1785, l’Académie des sciences fut saisie d’un pro-jet de canal de la Seine à la Seine et à l’Oise , présentépar M. Brullée. Ce canal partait des fossés de l’Arsenal,passait à peu près par le tracé actuel du canal Saint-Martin et débouchait, dans la Seine, à Saint-Denis , et àGonflans-Sainte-Honorine, et, dans l’Oise, en amont de Pon-toise . Ce canal était donc à point de partage ; son bief su-périeur, situé un peu plus bas que l’emplacement actuel dubassin delà Villette, s’étendait jusqu’à la vallée de Montmo-rency et était alimenté par une dérivation de la Beuvronne,dont l’eau surabondante pouvait être distribuée dans Paris ,absolument comme celle de notre canal de l’Ourcq.
L’Académie des sciences fit examiner ce projet parcinq commissaires dont les noms sont restés illustres :Borda, Perronet, Lavoisier , Condorcet et Bossut ; dansun rapport du 24 mai 1786, ils donnèrent leur pleineapprobation au projet; ils étaient trop éclairés pourqu’il en fût autrement. Au moyen de ce canal, la navi-gation se trouvait affranchie du passage de la Marne, siredouté des mariniers, de la traversée des ponts de Paris dont l’un, le pont Notre-Dame , était à peu près infran-chissable, et des longs détours que forme le fleuve entreParis et Conflans-Sainte-Honorine . La distribution d’eaude Paris se trouvait doublée. C’était donc une grande etbelle entreprise qui prit le nom de Canal-Royal de Paris .Ce projet de M. Brullée a été incomplètement réalisé, de-puis la construction des canaux Saint-Martin et Saint-Denis et du bassin de la Villette .