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Je tracé de la trancliée (des bois de Saint-Denis ) qu’onavait commencé à ouvrir ne pouvait être approuvé. L’As-semblée adopta cet avis le 4 ventôse an XI (23 février1803), sans tenir compte des observations de Girard.Celui-ci para le coup en conduisant le Premier Consul sur les travaux. Cette visite eut lieu du 9 au 10 ventôse(28 février, 1 er mars). Le Premier Consul était accompagnédes Généraux de division Moncey et Bessières ; le Préfetde la Seine et Girard dirigeaient l’excursion. On partit àcheval de la rotonde de la Villette , à 7 heures du matin ;on visita les travaux en cours d’exécution entre Paris etles bois de Saint-Denis , puis tout le tracé du canal entreClaye et Lizy, en s’arrêtant aux points les plus remar-quables, notamment à la Roche de Grégy, près de Meaux ,au coteau de Poincy et à quelques autres localités où.setrouvaient des obstacles infranchissables, au dire des anta-gonistes du projet. Le Premier Consul coucha à Lizy,chez le général d’IIarville, où M me Bonaparte l’attendait,visita le lendemain la prise d’eau de Mareuil et rentra àParis le même jour.
Il n’était pas difficile de comprendre le but de cettevisite, véritable course au clocher. Girard renouvela sademande de vérification du tracé entre Paris et les boisde Saint-Denis ; elle fut enfin accueillie par l’Assemblée,le 2 mars 1803, le lendemain du retour du PremierConsul . . ,
Cette lutte intestine creusait plus profondément lascission qui s’était établie entre l’Assemblée des Ponts etChaussées et Girard ; les effets de ce défaut d’entente sefirent sentir pendant toute la durée des travaux.
Tracé du canal. — Le tracé du canal fut définitivementarrêté dans le cours de l’année 1803 et fixé par desbornes en pierres de taille, solidement établies et desti-