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exige qu’elle soit dérivée au moyen d’wn aqueduc couvert etnon d’un canal exposé à toutes les actions extérieures.
Aujourd’hui, personne, à Paris , ne contesterait l’opinionde Bruyère; mais il se trompait absolument dans l’appli-cation de son principe.
II pensait que la meilleure solution consisterait à déri-ver seulement la Beuvronne, un des principaux affluentsde l’Ourcq. Or, il est établi aujourd’hui que l’eau de laBeuvronne contient une telle quantité de sels terreuxqu’elle est impropre à tout usage domestique. Son débit,en temps de grande sécheresse, est de 7 500 mètres cubes en24 heures, quantité d’eau insuffisante pour Paris , qui enconsomme aujourd’hui plus de 300 000 mètres en été. Lasolution proposée par M. Bruyère était donc mauvaise, etcelle de Girard, qui fournissait un très-grand volume d’eaupropre à laver les rues et les ruisseaux, était incontes-tablement préférable.
M. Bruyère avait une grande influence sur l’Assembléedes Ponts et Chaussées, quoiqu’il n’en fit pas partie ; ilobtint que la délibération fût ajournée à la séance du4 pluviôse an XI (24 janvier 1803). Après un nouvelajournement, Gauthey fit adopter un rapport concertéentre Bruyère et lui. Ce qu’il y a de singulier, c’est que,dans ce rapport, on ne se préoccupait, en aucune façon,des inconvénients des grands alignements, dont il aété question ci-dessus, au point de vue de la stabilité ducanal dans la partie en remblai entre Bobigny et Bondy ,et dans la tranchée profonde des terrains glissants desbois de Saint-Denis. Gauthey ne voyait d’autre fautecommise qu’un excédant de terrassements, dont il résul-tait, suivant lui, une dépenseTinutile de 678 000 francs,ce que Girard niait absolument. Bruyère proposa dedéclarer que, sous le rapport de l’art et de l’économie,