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La pente totale du canal, entre Mareuil et Paris , estde 8 m ,89. La pente moyenne kilométrique, pour une lon-gueur totale de 96 723 mètres, est donc de 0 m ,092. C’estcette pente qui aurait dû être adoptée pour toute la lon-gueur du canal, en admettant un débit constant d’uneextrémité à l’autre. En tenant compte de la portée desaffluents, il aurait fallu augmenter légèrement la penteau fur et à mesure qu’on descendait. Cela est absolu-ment vrai et aucun ingénieur n’oserait aujourd’hui réglerautrement la pente d’un aqueduc ou d'un canal porteurd’eau. Girard n’a pas vu la chose ainsi, et il a publié unlong mémoire pour démontrer que le profd en long d’uncanal porteur d’eau devait avoir la forme d’une demi-chaînette, ou, en d’autres termes, que la pente, forte àl’origine, devait être diminuée en descendant, de tellesorte que la pente la plus faible se trouvât à l’extrémitéd’aval du canal.
Cette singulière théorie aurait été appliquée au canalde l’Ourcq, sans les observations faites à Girard par unecommission composée de Gauthey, Prony et Lepère, quidémontra que la pente devait être uniforme. Girard céda,non par conviction, mais par déférence; toutefois, les partiesdu canal déjà construites restèrent ainsi réglées, notam-ment sur les 24 kilomètres compris entre la Beuvronne etParis . On a dû, pour atténuer les effets de cette faute,construire, en 1841, cinq écluses entre Mareuil et Claye .La pente étant presque nulle entre Claye et Paris , onse trouve obligé souvent de déverser dans la Marne l’eauque le canal ne peut débiter au-dessous de Claye , fautede pente.
Section transversale. — D’après le devis général deGirard, le canal, depuis Mareuil jusqu’à Lizy , devait servirde communication entre la Marne et le canal de Saint -