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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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Canal de Soissons . — On reconnut la possibilité deconstruire le canal de Soissons , ainsi que le voulait l’Em-pereur. La seule difficulté consistait dans le percementd’un souterrain de 2 000 mètres de longueur, avec puitsde 50 mètres de profondeur, sous un seuil qui séparait leseaux de l’Ourcq de celles de l’Aisne .

Le projet de Girard est adopté par le Conseil des Ponts etChaussées. — Ce fut le 14 juillet 1800 que M. l’Inspecteurgénéral Lefebvre fit son rapport au Conseil des Ponts etChaussées sur le devis du canal de l’Ourcq ; le Conseiladopta ce devis, le 1 er novembre suivant, en introduisantdans le projet des modifications peu importantes.

Les travaux marchèrent alors régulièrement et sansincident qui doive être relaté ici.

soutenables. Si une source, cpmme celle du Loiret , s’était trouvée en têtede la nrise d'eau du canal de l'Ourcq, à Mareuil, il aurait été très-rationnelde s’en contenter et de la conduire à Paris , renfermée dans un aqueducvoûté et maçonné : on aurait ainsi distribué à Paris une eau salubre etagréable à boire. Mais l’Ourcq , avant d’arriver à Mareuil, coule à ciel ouvertsur une longueur d’environ 60 kilomètres; son eau contracte dans desmarais et des tourbières une odeur et une saveur inadmissibles dans ladistribution de Paris ; elle reçoit, en passant, les déjections des tanneries etdes cabinets d'aisance de La Ferté-Milon . Sans être insalubre, son eau n’estdonc plus agréable à boire à la prise d’eau du canal; elle est, en outre, tropchargée de sels terreux et est beaucoup moins propre aux usages domes-tiques que l’eau de la Seine, de la Vanne ou de la Dhuis. Girard avait doncraison lorsqu’il soutenait que la dérivation par un aqueduc aurait donné lieuà un supplément de dépense inutile. Il ne faut pas oublier qu’à cette époqueun aqueduc, comme celui de la Vanne, aurait coûté deux ou trois fois pluscher qu'aujourd’hui. La véritable destination de l’eau de l'Ourcq étantd’être employée au lavage des rues et des égouts, il n’y avait aucun incon-vénient à la dériver par un canal qui, non-seulement devait coûter moinscher, mais encore pouvait être d’une grande utilité dans la riche contréequ’il traversait. Dans ces conditions, il convenait d’y jeter un très-grandvolume d’eau. Il y avait sans doute une grande exagération dans le langagede l’Empereur, lorsqu il exprimait le regret qu’on ne pût y introduire laMarne tout entière. Il voulait dire, sans doute, que Paris n’aurait jamaisassez d'eau, ce qui est encore vrai aujourd'hui. Le résultat de cette confé-rence a donc été excellent, et éest avec raison qu’on a construit le canalde l’Ourcq, et non un aqueduc.