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trois ans, et l’on aura une communication directe entreParis et Anvers , en attendant qu’il s’en établisse uneautre par l’Aisne et la Meuse, entre Paris et Rotterdam .
« Les difficultés d’exécution qu’on oppose à ce projet nedoivent pas arrêter : il n’y a point de travaux de cettenature qui n’en présentent plus ou moins; j’ai vu desredoutes en terre s’ébouler jusqu’à six fois de suite ;c’était l’affaire de l’ingénieur ; celui du canal de l’Ourcqest instruit et actif, il ne voudra pas laisser sa réputa-tion déchoir; on ne manquera jamais en France d’ingé-nieurs habiles, ni de moyens d’argent pour exécuter depareilles entreprises; c’est le temps qui manque pourtout. Au surplus, si nous n’en avions point assez pourachever le canal de l’Ourcq, nos successeurs le continue-raient, ou s’ils en abandonnaient l’exécution, c’est qu’ilsn’en auraient pas' compris l’utilité et qu’ils vaudraientmoins que nous. »
Il est décidé que le canal de VOurcq sera navigable pour desbateaux de moyenne grandeur. « Quand l’Empereur eutcessé de parler, M. Cretet trouva qu’il n’avait laissé sub-sister aucune des objections qu’on avait élevées sur ladestination du canal de l’Ourcq. Tout le monde parta-geant cet avis* il fut décidé que ce canal serait rendunavigable pour des bateaux de moyenne grandeur, etqu’il serait prolongé jusqu’à la rivière d’Aisne , à Sois-•sons (1). »
(1) — Girard.— Il est facile aujourd'hui d’apprécier les résultats de cettemémorable conférence. Je laisse de côté, l’opinion de M. Becquey de Beaupré,calquée sur celle de Bruyère. J’ai déjà dit que la Beuvronne donne unetrès- mauvaise eau et que son débit, en temps de grande sécheresse, tombeà 7 500" c en 24 heures; une si petite quantité d’eau ne compterait plusaujourd’hui dans la distribution de Paris .
Les conclusions du rapport du Directeur général, M. Cretet, ou plutôtde la Commission de l’Assemblée des Ponts et Chaussées, n’étaienl pas plus