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Un décret d’utilité publique, en date du 9 août 1864,légalisa cette concession, et la convention provisoire,conclue entre la Ville de Paris et MM. Darblay et Béran-ger en août 1863, fut convertie en traité définitif paracte passé les 1 er , 2 et 6 septembre 1864, devant M®Mocquard, notaire de la Ville.
Disposition de l’usine nouvelle. — Cette usine utiliseaujourd’hui toute la chute du canal de Saint-Maur. Elleest située entièrement sur la rive gauche du canal. Lesbaux des usines de la rive droite ont été expropriés, àfrais communs, par la Ville et l’État.
En remplacement du moulin à 40 paires de meules, laVille a construit un grand établissement hydrauliquecomprenant aujourd’hui sept moteurs hydrauliques et unemachine à vapeur.
Une turbine de 100 chevaux-vapeur, système Fourney-ron, monte environ 12 000 mètres cubes d’eau dans le lacde Gravelle, pour alimenter les lacs et rivières du boisde Vincennes .
Deux turbines de même force, et trois roues-turbinesde 120 chevaux, de l’invention de M. Girard, montent,suivant l’abondance des eaux de la Marne , de 26 à 33 000mètres cubes d’eau dans le réservoir de Ménilmontant,à l’altitude 100 mètres. Enfin, une quatrième roue-turbineélève, dans le même réservoir, mais à l’altitude 108mètres, les 5 000 mètres cubes d’eau sortant d’une bellesource que j’ai trouvée dans le coteau de Saint-Maur . Cetteeau se mêle à celle de la Dhuis, dans le réservoir deMénilmontant.
Ces sept machines, d’une force nominale de 780 che-vaux, peuvent donc élever en vingt-quatre heures, enbonnes eaux, jusqu’à 30 000 et en temps ordinaire 43 000mètres cubes d’eau.