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libre, tiraient l’eau du canal en doublant la vitesse légale.Cette situation, acceptable lorsque la navigation était àpeu près nulle, était incompatible avec la navigationactive qui, dans l’opinion de tous, devait s’établir aprèsl’achèvement des travaux d’amélioration du régime de laMarne . L’administration des Ponts et Chaussées se pro-posait d’obtenir cette amélioration, en exhaussant le bar-rage de Joinville-le-Pont , qui soutient l’eau en tête dusouterrain. Suivant moi, elle devait profiter de cette cir-constance pour réduire la vitesse de prise d’eau desusines, vitesse si préjudiciable à la navigation. J’en fisl’observation à MM. Darblay et Béranger. Mais ils étaientsi convaincus de leur droit que, dans l’acte de ventepassé avec la Ville, ils consentirent à une réduction de500 000 francs dans le prix de la vente, dans le cas où lavitesse de prise d’eau serait légalement diminuée. Aprèsla signature du traité provisoire, je trouvai un autremoyen de sortir de cette difficulté : en construisant unsecond souterrain parallèle au premier, on permettaitaux usines de tirer l’eau de la Marne avec une vitessequelconque sans gêner la navigation.
Cette solution bien simple fut accueillie favorablementpar l’administration des Ponts et Chaussées, qui prit à sacharge la moitié des frais de l’ouverture du deuxièmesouterrain, fixé, à forfait à 500 000 francs, et accorda àla Ville le droit de prendre l’eau nécessaire pour monter,en temps ordinaire, 500 litres d’eau par seconde, ou 43 400mètres cubes par 24 heures, et, en bonnes eaux, un vo-lume beaucoup plus grand. Mais, en même temps, elle seréservait de faire payer par MM. Darblay et Béranger la sub-vention quelle accordait à la Ville, en faisant reconnaîtrepar les tribunaux le droit qu’elle avait de faire réduire lavitesse de prise d’eau dans le souterrain de la navigation.