bombes destinées à l’usine, mais qui, heureusement, tom-baient à côté (1).
On remarquera que la moyenne par jour, 38 573 mètrescubes, est de 4 427 mètres cubes au-dessous du volumede 43 000 mètres que les machines devraient élever entemps ordinaire. Lorsque ce dernier volume n’est pasatteint, le service public des XVII e , XVIII e , XIX e et XX earrondissements et l’arrosage du bois de Vincennes sonten souffrance. Ce fait s’est produit presque tous les ans,précisément au moment des grandes chaleurs. Lorsqueles machines montent 43 000 mètres cubes d’eau, le totalmensuel s’élève à 1 290 000 mètres cubes. Ur, voici lesquantités d’eau montées en août, septembre et octobre,depuis l’année 1868. *
1868
1869
1871
1872
1873
1874
1873
1876
1877
Août . . .
1 150 870
1 322 031
1 272 686
1 087 996
913 303
1 188 786
1 417 268
1 277 269
1 492 924
Septembre
999 315
706 522
1 050 785
520 500
1 1U 393
850 078
1 405 723
1 149 034
1 472 137
Octobre. .
922 739
922 220
1 367 603
1 132 603
1 217 402
675 797
1 458 862
1 695 915
1 517 075
Ces pénuries d’eau si fâcheuses, qui nous forcent à sup-primer le lavage des ruisseaux des quartiers hauts, dansles mois où cette opération est le plus nécessaire, doiventêtre attribuées, en partie, aux sécheresses extraordinairesque nous subissons depuis 1857, et, en partie, aux chô-mages de la Marne . Pour faciliter les réparations, lesingénieurs vidaient, au moment du chômage, tous lesbiefs de la rivière, puis, après le chômage, lorsque lestravaux étaient terminés, ils les remplissaient les unsaprès les autres. Dans les années de sécheresse, cette
(1) Je n'ai pu obtenir la décoration de la Légion d’honneur pourM. Lecœur : le service qu'il a rendu à la Ville n’a pas été considérécomme un fait de guerre.