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opération avait pour résultat une affamation complèteau-dessous du dernier bief qu’on remplissait ; elle duraithabituellement deux mois.
Une commission d’ingénieurs a reconuu qu’on pouvaitentretenir les ouvrages de la navigation de la Marne sansvider les biefs, et une décision ministérielle a suppriméles affameurs. On voit le bon effet de cette mesure en1873, où les affameurs ne se sont pas prolongées au delà dumois d’août. Mais elles se sont reproduites en 4874 parl’effet seul de la sécheresse qui, je l’ai démontré (1) a étéune des plus grandes connues.
Machine à va<peur de renfort. — L’Administration s’estvivement préoccupée de cette situation des services publicsdes quartiers hauts. A la suite d’un concours, une pre-mière pompe à feu de renfort de ISO chevaux, comptésen eau montée, a été construite par MM. Farcot. L’arrêtéd’autorisation porte la date du 19 septembre 1872. Cettemachine est du système Corliss, modifié par MM. Farcot.Elle peut monter 13 000 mètres cubes d’eau par jour àl’altitude 100 mètres et a consommé, en 1874, 1 kil9g ,123;en 187S, 1 kilosr ,10 et, en 1876, 1 ' Ill0fî ,21 de charbon parheure et par force de cheval compté en eau montée.
Pour assurer le service, une seconde machine a étéreconnue nécessaire, non-seulement parce qu’il n’y avaitpas sécurité avec une seule machine, mais encore parceque dans les grandes affameurs, notamment en 1874, ledéficit d’eau a dépassé 20 000 mètres cubes. Cette secondemachine est terminée.
Dépense. — Le prix de l’usine de Saint -Maur a étéfixé, par acte du 6 septembre 1864, passé en l’étudede M e Mocquard, à la somme de 3 280 334 francs. Un
(1) Voyez Comptes rendus de l’Académie des sciences , séances du 10 etdu 20 juin 1874.