— 631 —
construitsontparfaitementsuffipourprévenir tout accident.
Les plateaux de la Brie ont eu une autre action moinsgrave, mais qui n’en a pas moins créé d’assez nombreusesdifficultés de construction. Je ne reviendrai pas ici sur ceque j’ai dit du mode de creusement des vallées du bassinde la Seine (1). Ces vallées sont disposées absolumentcomme le lit d’un fleuve gigantesque. Les coteaux qui lesbordent forment comme les berges d’un cours d’eau ordi-naire ; ils sont à pentes rapides, dans les concavités destournants. Les roches dans lesquelles la vallée a étécreusée s’y montrent à nu, lorsqu’elles sont dures, ou àpeine recouvertes de terrain détritique, lorsqu’elles sontmeubles. Le coteau convexe situé en face et surtout sonprolongement du côté d’aval, est disposé en pente douceet recouvert d’une couche plus ou moins épaisse d’allu-vions, dans lesquelles on reconnaît facilement les débrisdes roches du coteau concave et les éboulis du plateausupérieur.
Ces dispositions existent dans la vallée de la Marne , etlorsque le tracé, entre les sources et Saacy , est établisur un coteau concave, nous avons ouvert la tranchéedans le terrain tertiaire très-solide, dont j’ai cherché àdonner une idée ci-dessus, et l’aqueduc a été construitdans des conditions parfaites de stabilité. Mais, sur lesconvexités, nous avons trouvé les coteaux couverts d’é-boulis peu solides des plateaux de la Brie. Les vallées dela Dhuis, du Surmelin et de la Marne sont heureuse-ment très-peu contournées entre les sources et Saacy :l’aqueduc y a donc été construit, en général, dans d’ex-cellentes conditions de stabilité. Il y a eu cependantquelques exceptions : les vallées du Surmelin et de la
(1) Voyez le Bassin parisien aux âges antehistoriques.