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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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Marne se raccordent à angle aigu ; il y a donc, à cettejonction, entre Crézancy, Mézy et Fossoy , un grand capdisposé en pente douce et recouvert d’une alluvion an-cienne, formée de limon rouge, de débris pierreux de toutesorte et d’énormes blocs de grès provenant des sablesmoyens qu’on voit encore en place dans les coteaux voisins.

L’aqueduc a été construit, au milieu de ces éboulis,sans trop de difficultés. L’exploitation des blocs a été assezdispendieuse ; en construisant le siphon de la vallée deChierry , on a retrouvé les blocs de grès sur la pente d’a-mont qui est disposée en forme de cap, à la jonction duruisseau et de la Marne . Le coteau d’aval qui, à l’époquediluvienne, a été exposé à toute la violence du courant,est complètement dépourvu de blocs.

Les blocs de grès se montrent de nouveau au milieud’éboulis formés de terrains argileux et glissants et depierrailles de toute sorte entre Ëtampcs, Nesles et le boisde Nogentel , sur les pentes abritées contre les courantsdiluviens par le cap d’Étampes . La construction de l’a-queduc a été assez difficile dans ces terrains peu solides.

On a évité toutes les difficultés du cap de Chézy -l’Ab-baye, en passant presqu’au sommet de ce cap. De là,jusqu’à Saacy, le tracé est fait dans deux grandes conca-vités de la vallée de la Marne et, par conséquent, dansdes terrains bien décapés et très solides. Mais la con-vexité de Saacy adonné lieu à des difficultés considérables.L’aqueduc y a été construit dans des éboulis de marnesblanches et vertes, terrains très mauvais.

Deuxième partie. — Entre le siphon de Saacy et le ré-servoir de Ménilmontant. — Longueur, 83 380 mètres. —Marnes vertes imperméables et argiles à meulières. — Cettepartie de l’aqueduc a été construite, sur presque toute