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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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sur le plateau, entre le sol et le dessous du radier, de38 à 54 mètres. Une fois cette difficulté vaincue, lestravaux ont marché régulièrement et le souterrain a étéouvert en pleines marnes vertes jusquà quelques centsmètres de la tête daval ; mais, on a été arrêté assezlongtemps par une forte inflexion du sol. De même quedans la plupart des souterrains que jai ouverts dans lebassin de la Seine, le terrain a été fortement excavé parle courant diluvien. Comme ce terrain se trouve à lavaldun tournant, le courant na pas eu la force denleverles roches ébranlées qui se sont effondrées ; lextrémitédaval du souterrain sest donc trouvée dans la nappedeau même des marnes vertes et les détritus de leffon-drement. Tous les ingénieurs, qui ont exécuté des travauxde ce genre, savent combien un souterrain est difficiledans de telles conditions. La tranchée qui fait suite ausouterrain a été ouverte au milieu des mêmes difficultéset il a fallu de grands travaux de drainage pour conso-lider laqueduc.

Le souterrain de Mont-Ménard débouche, dans la valléedu Petit-Morin, en face du village de Jouarre; il a sup-primé un très-grand développement quon auraitdonner à laqueduc pour contourner, entre les vallées de laMarne et du Petit-Morin, les deux caps de Luzancy et deFtcuil. Ce développement aurait été de près de sept kilo-mètres ; le souterrain ayant 1 942 mètres, le tracé delaqueduc a été diminué de 5 kilomètres; on a, de plus,évité les indemnités quon aurait payer pour entrerdans les grandes carrières de pierre à meules deLa Ferté-sous-Jouarre* et les difficultés énormes quau-rait présentées la traversée de ces terrains bouleversés.

A la suite du souterrain de Mont-Ménard, laqueducfranchit la vallée du Petit-Morin par un grand siphon