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sa longueur, dans des terrains aquifères, souvent glaiseuxet glissants, souvent même éboulés. Malgré d’énergiquesdrainages, la maçonnerie baigne souvent dans la napped’eau des marnes vertes. On a donc dû prendre des pré-cautions spéciales dans la traversée de ces terrains difficiles;les ingénieurs ont été autorisés à consolider les maçon-neries par des contre-forts, et on a largement usé de cettepermission entre le souterrain de Saacy et Saint-Fiacre,sur une longueur de 20 800 mètres ; mais on a peut-êtretrop économisé la maçonnerie de renfort entre Saint-Fiacreet Paris, sur une longueur de 51 600 mètres, ce qui arendu l’entretien de cette partie de l’aqueduc extrême-ment difficile.
Les difficultés ont commencé à la limite même de cettepartie de l’aqueduc, au siphon de Saacy. (1) Cet ou-vrage franchit le ruisseau de Philippe. Je ne parle pasde la difficulté qu’on a éprouvée en creusant la tranchéeet en posant un tuyau d’un mètre de diamètre dans unterrain formé d’éboulis glaiseux. A l’extrémité d’aval dusiphon, la niasse des glaises s’est trouvée si mauvaisequ’au lieu de contourner le petit cap qu’elle forme, on l’acoupé par un souterrain, (2) qui se relie à la concavitédu Petit et du Grand-Ménard, qu’on contourne jusqu’aufond d’un ravin où commence le grand souterrain deMont-Ménard. (3)
Le forage des puits de ce souterrain a été très-difficile,parce qu’il a fallu traverser la nappe d’eau des marnesvertes en l’étanchant. La profondeur des puits variait,
(1) Siphon de Saacy — longueur, 580",75; flèche 37",48.
(2) Souterrain de Saacy — longueur, 756",47, entre les bornes hectomé-triques 482 et 490.
(3) Souterrain de Mont-Ménard — longueur, 1 942",22, entre les borneshectomélriques 504 et 523.