IRRIGATIONS PAR LES EAUX D’ÉGOUT DANS LAPLAINE DE GENNEVILLIERS.
(N os 566 à 570 du Catalogue.)
Y. — Exposé. — La Ville de Paris veut l’assainissementde la Seine, salie par les eaux d’égout depuis Asnièresjusqu’à Poissy. Elle a répété les exemples d’irrigation queprésentaient l’Italie dans les marcites du Milanais, l’Es-pagne dans la Huerta de Valence ; elle a appliqué lesprocédés de précipitation par les réactifs chimiques, par lesulfate d’alumine. C’est l’irrigation qui est restée maî-tresse du terrain et qui s’est développée librement surune étendue de 400 hectares.
2.— Conditions naturelles. — Le sol et le climat, dans labanlieue de Paris, sont favorables à l’irrigation. La Seiney décrit de grands méandres dans son lit préhistorique :réfléchie d’une falaise calcaire à une autre falaise, elle adéposé, au pied des promontoires, des plaines de cailloux,de sables et de limon. Ce fond aride et sableux a pourcomposition moyenne:
Résidu siliceux.pour 100, 70 à 90
Chaux. — 3 à 6
Acide phosphorique. — 0,1 à 0,2
Azote. — 1 à 1,2
Le ciel souvent clair et radieux livre une températuremoyenne de 42° entre les extrêmes d’un froid de — 2°,5en hiver, et d’une chaleur de 22° à l’ombre en été. Cequi manque aux grèves de la banlieue, c’est l’eau et l’en-grais. Aussi les maraîchers qui peuvent se procurer del’eau et des fumiers font ils d’excellents produits. Leslégumes de primeurs, les fruits de table sont la matièred’une vente et d’une exploitation de premier ordre à Paris.