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Clichy qu’après avoir été relevées de 12 mètres environ.C’est le travail qu’exécutent de fortes pompes rotativeset centrifuges, menées par des machines horizontales àdétente Corliss. Les appareils moteurs et les pompes sortentdes ateliers Farcot. On débutait, en 1867, avec une loco-mobile de 4 chevaux. La force est aujourd’hui de 400chevaux, assurés par une machine de 150 et une autrede 250 chevaux.
Les eaux d’Asnières traversent les ponts de Clichy, aumoyen de grosses conduites métalliques de l m ,10 de dia-mètre, posées sous les trottoirs.
Une fois qu’on est en plaine, il n’y a plus que des con-duites en maçonnerie et en béton de ciment : les lignesmaîtresses ont l m ,25, l m ,00 et 0 m ,80 de diamètre ; lesbranches secondaires ont Û m ,60, 0 m ,45 et 0 m ,30. Il y aaujourd’hui un réseau de 28 kilomètres, établi sous leschemins, en vertu d’un accord fait avec la commune deGennevilliers, et sillonnant un territoire d’un millierd’hectares. Le système est fermé et souterrain. Les quel-ques rigoles découvertes qu’on rencontre encore, datentde l’origine et sont destinées à disparaître. Des bouchesà clapet, branchées par des tuyaux en poterie Doulton surles conduites des chemins, abordent les parcelles à irri-guer; des cheminées-ventouses, placées aux points hautset surtout à l’origine des lignes maîtresses, assurent larésistance des tuyaux contre les coups de bélier résultantde manœuvres brusques, qu’on ne peut guère empêcherde la part des cantonniers ou des usagers.
Ainsi, les artères et le réseau secondaire sont en eauxforcées circulant sous les chemins, comme la distributiond’eau pure d’une ville circule sous les rues. Mais la dis-tribution agricole sur les champs à irriguer se fait eneaux libres et tout le réseau tertiaire est à ciel ouvert,