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Ville n’a acheté que le droit de mettre des tuyaux sousles chemins.
Le jardin réservé est encore un modèle qui, sur moinsd’un hectare, rapporte pour 10 000 francs de produits bruts.
Les parcelles acquises et encloses, qu’on appelle aujour-d’hui « le jardin de la Ville » forment des pépinièresd’arbustes d’ornement, de fleurs et de fruitiers; ces par-celles, louées au taux de 500 francs l’hectare, sont très-recherchées par les jardiniers, qui tentent l’acclimatationde plantes nouvelles, d’arbres du midi. On y peut estimerle produit brut à 5 000 francs.
Quant aux terrains libres, ils représentent pour 75 0/0des cultures maraîchères placées à portée des agglomé-rations d’Asnières et de Gennevilliers, et pour 25 0/0des fourrages-racines et des prairies de nourrisseurs, engénéral reléguées vers le bord de la rivière.
Voici la répartition de la surface arrosée en 1877 :
Grande culture. — Céréales, betteraves, luzernes, prairies
naturelles.80 hect.
Culture maraîchère et industrielle. — Choux, artichauts,
haricots, asperges, fraises, menthe, absinthe.310
Horticulture. — Pépinières aux Grésillons, potagers de •maisons de campagne à la Garenne-Saint-Denis. . . 10
Total . 400 hect.
Toutes les plantes cultivées pour leurs racines, leurstiges, leurs feuilles, leurs fruits, leurs graines, ont réussi-Pas une n’a manqué, dès qu’elle a été bien traitée, dansce sol riche, qui représente l’alluvion des vallées fertiles.A l’exposition de la Société d’horticulture de 1877, lamédaille d’or, pour les légumes, était donnée à l’un descultivateurs de la plaine arrosée.
On doit signaler l’étendue des luzernes et des prairies,qui fournissent l’alimentation à 250 vaches de nourrrs-