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seurs. Les choux, cultivés à très-grande échelle et àdouble récolte, sont, en partie, commandés et enlevés parles fournisseurs de l’armée. Les asperges en griffes sontpréparées pour le chauffage. La menthe et l’absinthesont cultivées pour les usines à distillation de la parfu-merie. Enfin, fait utile à constater parce qu’il va contrele préjugé, la distribution des eaux d’égout a pénétrédans les propriétés d’agrément. Les maisons de cam-pagne de la Garenne l’ont admise, avec succès, pour lesfleurs et les fruits de leurs potagers.
Dans ces conditions de fertilité, le produit brut va de3 000 à 4 500 francs l’hectare.
Aussi, la terre qui, formée de cailloux, était, en 1857,portée à la dernière classe et trouvait à peine des loca-taires à 100 francs, est disputée aujourd’hui au prix de300 à 500 francs l’hectare.
6. — Résumé. — En dix ans, les essais de la Ville deParis ont mis en lumière la puissance de l’irrigationpour la revivification des eaux d’égout. L’eau noire etinsalubre sort de terre en sources limpides, fraîches etpures ; la terre porte double récolte et, de la dernièreclasse, passe à la première. La période d’épreuve peutêtre considérée comme terminée.