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exigé les plus grands travaux de canalisation, et qui adonné lieu à l’emploi des plus grosses conduites.
La conduite de départ du réservoir de Montrouge,construite dans un système spécial dont il sera questionplus loin, n’a pas moins de l m 30 de diamètre, et encoreva-t-elle être doublée par une autre.
Arrivée aux boulevards extérieurs (place d’Enfer), ellese divise en trois branches : les deux ramifications dedroite et de gauche, qui ont 0 m 80 et l m 80 de diamètreà leur origine, contournent à peu près l’ancien Paris, endiminuant un peu de diamètre à mesure qu’elles s’éloi-gnent du point de départ, et se rejoignent au Nord enformant ainsi un circuit fermé d’une vingtaine de kilo-mètres.
La troisième branche, d’un diamètre uniforme de d m 10,traverse du Sud au Nord tout ce circuit, pour en ali-menter directement la partie la plus éloignée.
Enfin, des conduites analogues relient transversalementles précédentes pour leur permettre de se prêter unsecours mutuel. Il n’existe peut-être nulle part de cana-lisation présentant l’emploi, sur une aussi grande échelle,de conduites de distribution d’un aussi fort diamètre.
CONSTRUCTIONS DES CONDUITES ET LEURS ACCESSOIRES.
(N os 588 à 590 et 598 à 603 du Catalogue.)
1° Conduites en fonte. — En principe, toutes les conduitesd’eau, à Paris, doivent être placées dans les égouts.
Beaucoup cependant sont encore en terre, le réseau d’é-gouts n’étant pas complet. Celles-là sont construites selonle mode le plus usité partout, c’est-à-dire avec tuyauxà emboîtement scellés au plomb (voir la série des jointsà emboîtement, à l’annexe du bord de la Seine n° 602).Comme ce système est celui qui offre le plus de garanties