contre les disjonctions en cas de tassement du sol, on passepar dessus son très-grave inconvénient, qui est d’obliger,pour faire un démontage partiel, pour intercaler une pièce,à couper au moins un tuyau et à fondre les joints des autres.
Mais en égout, les tassements n’étant pas à craindre,l’avantage d’une conduite qui y résiste est nul, et d’autrepart, le démontage des emboîtements n’est plus seule-ment difficile mais impossible, parce qu’on ne peut pasfondre les joints.
On a donc adopté, pour les conduites posées en galerie,une solution différente.
Les tuyaux, unis, sont engagés bout à bout dans uncourt mauchon en fonte, dont le calibre intérieur est unpeu plus grand que le calibre extérieur des tuyaux àassembler. On cale la bague (c’est le nom de ce man-chon) de manière à la rendre concentrique au tuyau, et,dans l’espace annulaire laissé libre, ou coule du plombqu’on mate ensuite des deux côtés.
L’expérience a prouvé que, même pour les plus grandsdiamètres, la bague n’a pas besoin d’avoir plus dé 0 m 05de recouvrement sur chaque tuyau, et comme il est très-facile de la faire glisser à coups de marteau, rien n’estplus aisé ni plus prompt que les démontages partiels.
Ce joint extrêmement simple n’est guère usité quedans la canalisation de Paris ; il y rend de grands ser-vices, et mériterait d’être plus généralement connu.
Un tronçon d’une conduite de l m 10 construite dans cesystème et posé en galerie figure à l’Exposition (annexedu bord de la Seine, n° 599).
Ce tronçon de conduite montre à la fois, dans leurapplication la plus large, l’installation des conduites dansles égouts, et les organes accessoires dont elles ontbesoin pour leur fonctionnement.