On voit, par ce rapide exposé, que la Seine, dès àprésent, ne reçoit, pour ainsi dire, plus d’eaux sales dansla traversée de Paris, et qu’en outre, on n’est plus me-nacé, en temps de crue, de la voir refluer par les égoutspuisque la plupart d’entre eux ne sont en communica-tion avec elle que par Asnières où le niveau des cruesmoyennes est de 2 mètres à 2 m 50 plus bas qu’au pontRoyal.
Les seuls quartiers de quelque étendue qui déversentencore directement leurs eaux en Seine sont Auteuil etBercy, parce que les quais de rive droite manquentencore d’égouts, d’une part en aval du pont de l’Alma,d’autre part en amont du pont d’Austerlitz.
Ces indications sont résumées par le plan spécial duréseau des collecteurs (n° 573) où le bassin de chacund’eux et les quartiers encore en dehors de leur actionsont figurés en teintes différentes.
Réseau des égouts secondaires. — A côté de lui, le plann° 572 indique le réseau complet des égouts actuels,dont l’état général d’avancement se résume à peu prèsainsi :
En principe, chaque rue doit être pourvue d’un égoutsi elle a moins de 20 mètres de largeur, de deux égouts,si elle a 20 mètres ou davantage.
Paris a en nombre rond 870 kilomètres de rues, dontla canalisation complète exigerait 1,040 kilomètres d’é-gouts. Sur ce total, à peu près 610 kilomètres sont faits,et par conséquent 430 restent à faire. — Mais on peutadmettre qu’un tiers environ de ce travail complémen-taire présente peu d’urgence.
Sections transversales des égouts. (Voir la série de mo-dèles n° 575 et, à l’annexe du bord de la Seine, des ou-vrages 598 et 599).