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Depuis le grand collecteur jusqu’aux égouts des pluspetites rues, on compte 15 types (non compris l’égout enconduite forcée du quai de Javel et quelques autreségouts restés jusqu’ici à l’état d’exceptions isolées).
Le choix entre ces types dépend, dans chaque cas, dela quantité d’eau que l’égout doit recevoir, de la pentelongitudinale qu’il est possible de lui donner, et enfindu diamètre des conduites à y poser. Cette dernière con-sidération force souvent à donner de grandes dimensionsà des galeries qui n’ont, au point de vue de l’assainisse-ment, qu’un rôle très-secondaire.
En examinant, à l’Exposition, la série complète, au1/10 e , des types en usage, on remarquera que tous, mal-gré leur variété de forme, ont un caractère commun :c’est leur légèreté, l’emploi raisonné d’un minimum dematière.
Pentes longitudinales. Les égouts, au point de vue dela pente longitudinale nécessaire à leur fonctionnement,se partagent en deux grandes catégories : les types àcunette et à banquettes, destinés à .être curés par desmoyens mécaniques qui seront indiqués plus loin, et lestypes sans banquette, dont le curage se fait à brasd’homme. Les premiers, surtout quand ils reçoivent unegrande quantité d’eau, font un bon service avec despentes de 0 m ,40 par kilomètre, et l’on peut même, surdes longueurs restreintes descendre au-dessous de cettelimite. Les autres sont dans de mauvaises conditions au-dessous de 2 m ,00 à 2 m ,50 de pente par kilomètre ; on estquelquefois obligé de leur donner moins, mais alors leurcurage est laborieux et cher.
Moyens de curage. (Voir les modèles 579 à 584.) Lecurage des petits égouts ne présente, à Paris, rien departiculier ; il se fait au rabot, comme partout.