DÉRIVATION DES SOURCES DE LA VALLÉEDE LA VANNE.
(N° 613 du Catalogue.)
Dessins et vues d’ensemble et de détails des travaux exécutés.
La Vanne est une petite rivière qui prend sa sourcedans le département de l’Aube, à Fontvannes, prèsd’Estissac, à la limite des plaines crayeuses de laCitampagne et à 14 kilomètres de Troyes; la directiongénérale de son cours est de l’est à l’ouest, et elletombe dans l’Yonne un peu en amont de la ville deSens. Son bassin, de 963 kilomètres carrés de superficie,est formé de 663 kilomètres carrés de craie blanchetrès-perméable et de 300 kilomètres carrés de terraintertiaire, composé de limon rouge mêlé de cailloux. Cedernier terrain occupe les plateaux et recouvre la craiequi le draine.
Il résulte de cette disposition que la Vanne reçoittrès-peu d’eau de superficie et qu’elle est alimentée àpeu près entièrement par des sources, qui entretiennentles marais disposés le long de son cours ; la superficiede ces prairies tourbeuses est de 2 173 hectares.
LES SOURCES.
Les sources qu’on a dérivées n’ont jamais donné moinsde 73 000 mètres cubes en vingt-quatre heures ; enmoyenne, leur débit atteint au moins 100 000 mètrescubes. La source complémentaire qu’on y adjoindra, entemps de basses eaux, porte le nom de Cochepie ; elleappartient à la Ville de Paris, et elle sera jetée prochai-nement dans l’aqueduc, dont elle augmentera le débitde 20 000 mètres cubes.