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La limpidité de ces sources est admirable, et elles sontbien rarement troublées. L’une d’elles, la source de Saint-Philibert, depuis quatorze ans que la Ville de Paris lapossède, n’a jamais perdu sa splendide limpidité.
L’analyse de leurs eaux a été faite par MM. Mangonel Wurtz, membres de l’Institut. Il a été constaté qu’ellesne contenaient pour ainsi dire que du carbonate de chauxdans la proportion de 17 à 20 centigrammes par litre.Leur titre hydrotimétrique, d’après les essais de M. ledirecteur Belgrand, est compris entre 17 et 20 degrés.Il y a donc concordance parfaite entre les analyses etces essais, puisque 1 centigramme de carbonate de chauxcorrespond à 1 degré hydrotimétrique.
Cette proportion de carbonate de chaux est excellente.Elle n’est pas assez grande pour que l’eau soit incrus-tante ; elle suffit pour rendre la fonte et le plomb inat-taquables par l’eau. Suivant les chimistes français etnotamment d’après M. Dumas, une dose de 15 à 20centigrammes de carbonate de chaux par litre est indis-pensable pour que l’eau soit parfaitement salubre.
Les sources de l’aqueduc de la Vanne sont disposées endeux groupes :
Les sources hautes, qui arrivent dans l’aqueduc par lasimple action delà gravité, sont : la Bouillarde, Armen-tières, le Bîme de Cérilly et Flacy. L’eau de cette der-nière est relevée de quelques mètres par des turbines etdes pompes à force centrifuge, actionnées par l’eau duBîme de Cérilly. Les sources hautes ne donnent jamaismoins de 35 000 mètres cubes par vingt-quatre heures,et leur débit s’élève parfois jusqu’à 100 000 mètrescubes.
Les sources basses, qui coulent à 15 ou 20 mètres au-dessous du niveau de l’aqueduc principal, sont : Chigy, le