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Maroy, Saint-Philibert, Malhortie, Caprais-Roy, l’Auge, leMiroir de Theil et Noé. Leur débit est peu variable etdescend rarement au-dessous de 40 000 mètres cubes parvingt-quatre heures.
Trois usines, actionnées par les eaux de la Vanne, sontemployées à relever l’eau de ces sources, savoir :
Usine de Chigy. — Une roue Sagebien et un systèmede pompes remplaçant l’ancien moulin de Chigy, achetépar la Ville, relèvent les sources de Chigy et du Maroy.
Usine de la Forge. — Deux turbines du système Férayremplacent le moulin de la Forge et relèvent de 18mètres environ au moyen de pompes, une partie de l’eaudes sources de Saint-Philibert, de Malhortie, de Caprais-Roy, de l’Auge, du Miroir de Theil et de Noé.
Usine de Malay-le-Roy. — La Ville a acheté le grandmoulin de ce nom et l’a remplacé par une roue Sagebienet des pompes qui relèvent le reste de l’eau de ces sixsources.
Les sources de la vallée de la Vanne ont cela de parti-culier, qu’elles ne sont point soutenues par un terrainimperméable, puisque cette vallée, comme toutes celles dela Champagne, est creusée dans une masse de craie per-méable.
Les eaux pluviales descendent donc dans les fissures de lacraie, soit jusqu’aux sables argileux du terrain crétacéinférieur, soit jusqu’à ce qu’elles trouvent une masse decraie compacte dépourvue de fissures.
Si le sol était horizontal, les eaux pluviales, aprèsavoir rempli toutes les fissures, remonteraient nécessaire-ment jusqu’à la surface, qui deviendrait humide et mêmemarécageuse dans la saison froide, et se dessécherait dansla saison chaude. Mais, au contraire, la surface du sol estdécoupée par de nombreuses vallées, et le trop-plein de