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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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dans le souterrain de la Fontenotte, et, çà et, dans lesouterrain du Tertre-Doux.

Les terrains tertiaires, que le tracé rencontre jusquàParis, sont à niveau décroissant. Laqueduc les traversedonc successivement en commençant par les plus anciens,cest-à-dire par les terrains éocènes. Contrairement à cequi a lieu dans la plus grande partie du bassin de la Seine,ces terrains appartiennent entièrement à des formationsdeau douce. Laqueduc passedabord, en souterrain, dansun mamelon de sable deau douce, connu dans le payssous le nom de Tertre-Doux, puis il entre dans largile plas-tique, composée dune seule couche de glaise panachéede gris, de violet et de rouge, véritable terrain éruptifanalogue à ceux que vomissent, encore de nos jours, lesgeysers dIslande ; au-dessus de la glaise sélève unemasse puissante de calcaire deau douce dune grandedureté. Les souterrains de Rudignon, de Noisy-le-Sec, deVille-Saint-Jacques, sont ouverts, partie dans largile,partie dans le calcaire, quelquefois dans les deux à lafois. Ils ont donné lieu à de grandes difficultés dexécu-tion. Lextraction du calcaire deau douce, dans le sou-terrain de Ville-Saint-Jacques, a coûté 32 francs parmètre cube.

Cest surtout à partir de ce souterrain que se déve-loppe un terrain de transport très-important : le limondiluvien à deux couches, dans lequel la tranchée de la-queduc est ouverte sur une grande longueur. Ce limonne se trouve que sur les plateaux dépourvus de pente.Vers la fin de linvasion des eaux diluviennes, qui ontcreusé les vallées du bassin de la Seine, cette masse deboue liquide a perdu peu à peu sa vitesse, et lorsquecette vitesse na plus été assez grande pour tenir en sus-pension les parties grossières du limon, il sest formé