— 697 —
Report . . mètres 29 257get, du siphon de Montrouget, du siphon de
Dannemois, etc. 6 183
Siphons d’Arbonne, de Montrouget, de Dan-nemois .... . 3 225
Siphon de route. 27
Longueur totale . . . mètres 38 692
La masse énorme de sablons de la forêt de Fontaine-bleau a été un des plus grands obstacles au tracé del’aqueduc de la Vanne. En 1855, un premier avant-pro-jet fut étudié par M. le directeur Belgrand et par M.l’ingénieur Lesguillier. D’après ce travail, les sablesdevaient être contournés et l’aqueduc aurait suivi lesbords de la Seine. Mais, à l’extrémité de la forêt, unepartie de la pente se trouvait perdue, et on arrivait àParis à l’altitude de 70 mètres; cette altitude étantinsuffisante, le projet a été repoussé avec raison par l’Ad-ministration municipale. Lorsque les études furentreprises en 1865, après l’achèvement de l’aqueduc dela Dhuis, M. Belgrand eut l’idée de suivre un de ceslongs ravins, d’origine diluvienne, qui sillonnent lamasse des sables de la forêt. Il traversa ainsi ce terrain,si tourmenté en apparence, sensiblement en ligne droitesur une longueur de 23 kilomètres, et il put arriver àParis à l’altitude 80, qui est indispensable pour la dis-tribution .
Le profil en long de ce sillon rectiligne est loin d’êtrerégulier. L’aqueduc y est supporté par 5 200 mètresd’arcades ; il s’enfonce en souterrain sur un développe-ment de 5 900 mètres. En dehors delà forêt, à partirde Coquibu, on trouve encore de grandesmasses de sablepercées en général par des souterrains. Parmi les ou-