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vrages construits dans la traversée de ces sables, il enest de très-considérables, dont les dessins et les photo-graphies sont exposés.
Dans ces sablons, on a découvert une quantité consi-dérable d’ossements d’halitherium. Ces intéressants débrisde cétacés fossiles ont été détruits par l’incendie de l’Hô-tel de Ville.
Cette partie du tracé de l’aqueduc ne se tient pas tou-jours dans les sables; en effet, ce tracé sillonne cà et làle limon des plateaux à deux couches : par exemple, ausiphon de Montrouget et dans la plaine de Beauvais. Ilrentre dans les calcaires d’eau douce dans la traversée dela petite rivière l’Écolle. Une découverte géologique très-intéressante y a été faite : le crâne d’un grand cervidé,le Megaceros hibernions, a été trouvé dans les limonsanciens du lit de la rivière.
Les mamelons de sables de Fontainebleau sont recou-verts assez souvent d’une épaisse table de grès; au-dessusdu souterrain de la Padole, on a trouvé cette tablede grès striée comme les roches qui se trouvent sur lepassage des glaciers. Cette découverte a beaucoup inté-ressé les géologues, et M. Belgrand a conduit deux foisla Société géologique à la Padole. La photographie d’undes fragments de cette roche striée se trouve dans l’al-bum exposé.
Aqueduc principal tracé dans le limon des plateaux etdans les amas de meulières du pays de Hurepoix, entre lesarcades de Chevannes et le siphon de l'Orge. — La longueurde l’aqueduc se décompose ainsi :
Parties en tranchées.mètres 3 347
Souterrains de Courances et de Courcouronnes 427
A reporter . . . mètres 3 774